Refaire le web – Premier épisode
Cet article a été écrit par Manuel Vila et publié sur 27 juillet 2008 à 14:50 et archivé sous Decentralization, Object Oriented Web, Videos, Web communicatoravec des tagsdatahub, datastore, Decentralization, digital identity, Email, foundation, internet, Object Oriented Web, standard, technology, video, web 2.0, Web communicator, web evolution. Enregistrez le permalien. Ne manquez aucun commentaire avec le Flus RSS de cet article. Laisser un commentaire ou laisser un TrackBack: Trackback l'URL.
13 commentaires
grrr, j’ai pas flash. Il n’y a pas un moyen d’avoir un petit lien vers la viédo dans format plus _ouvert_ ?
*Comment ça je suis un extremiste ?*
Est-ce que le format MPEG-4 (H264) te conviendrait ? Si oui, tu trouveras ton bonheur ici :
http://kindalab.com/videos/
Juste pour dire, bon concept d’idee.
Tu n’es pas le seul a y penser
Bonne continuation.
Différentier le sémiotique et le physique est intéressant, même si donner du sens à un objet physique c’est le faire rentrer dans l’espace sémiotique. L’introduction sur le temps me semble un peu compliquée car elle rentre dans les deux espaces. Je n’ai pas compris pourquoi vous parlez du temps. C’est par rapport au déroulement de l’information, sa transmission ou son existence ?
Par rapport aux objets du web je pense qu’il faudrait revenir à du plus basique encore: la perception. Il ne s’agit même pas de comprendre ce sur quoi on veut communiquer mais comment. En effet il y a la vision, l’audition, l’odorat, le toucher, le gout. Pour l’instant seules la vision et l’audition sont utilisées, attachons-nous à ces deux perceptions.
La vision se superpose: nous considérons des contours. Ele est continue avec les couleurs mais vite délimitée par des contours. Et le signe se reconnait principalement par le contour.
Au niveau de l’audition en revanche la superposition est compliquée (un accord n’est pas deux notes en même temps, d’ailleurs un son est toujours une superposition) et un son ne se comprend que dans le temps. Enfin il y a quand même aussi la localisation et on arrive à distinguer deux sons identiques venant de deux endroits différents (jusqu’à un certain point).
C’est très schématique (et je ne suis pas psychologue) mais disons que ça permet de comprendre que les deux informations ne peuvent pas être traitées de la même manière. Au niveau des objets multimedias le web est totalement à la ramasse: seuls des humains peuvent donner du sens à des images et aux musiques, même si des progrès commencent à arriver. En attendant le web c’est quand même surtout du texte.
Au sujet de l’identité: il faut différencier identité et identification.
Au sujet du push vous parlez en gros d’abonnement. Et je préfère parler d’interception, comme le téléphone, une alarme de sécurité, un appel à l’aide. C’est une problématique compliquée parce que ça peut être très très vite du spam mais dans la vie réelle quelqu’un qu’on voit tomber en crise d’epilepsie n’est pas un spam, le plus souvent. Quand je suis en voiture et que je vois quelqu’un qui a son pot d’échappement sur le point de tomber j’ai bien envie de lui envoyer un message et je trouve l’appel de phare un peu rustique et pas très clair par exemple. Mais le conducteur va pas s’abonner à toutes mes communications, ce serait dommage. Le mail finalement est une interruption passive: il faut aller la consulter pour la voir, c’est du push+pull.
Enfin je pense que votre travail doit être fait. J’attends les prochains épisodes.
Très bon comme concept. Et la vidéo et très bien réalisé et reposante !
Merci
J’aime bien ta vision d’une utopie du web, et je pense que ce que tu décris rejoint ce à quoi ont pensé tout ceux qui réfléchissent un peu sur le sujet :
- interopérabilité : standardisation des données atomiques (formats ouverts),
- séparation des données (objets) et des processus (services),
- réappropriation de notre identité numérique et des liens à nos données (objets) et amis (réseau social).
Cependant, dans la pratique, on remarque que les formats propriétaires prolifèrent, et ceci pour une bonne raison : l’appropriation des données de tiers (nous) par les propriétaires de ces formats ou les gardiens de ces données représente un intérêt pécunier (des thunes quoi).
C’est pourquoi, je pense que cette vision est une utopie qui nous fait rêver mais dont on ne verra jamais la couleur.
Ceci dit, félicitations pour la vidéo, je suis sûr que même ma grand-mère pourrait comprendre les mécanismes d’un web 2.0 ouvert !
J’attends avec impatience la 2è partie !
@Ropib :
Ma vision est beaucoup plus simple qu’elle n’y paraît, quand je parle du monde de la conscience, de l’espace géographique et du temps, je vois juste des interfaces de navigation différentes. En effet, on ne navigue pas pareil dans le monde des concepts et des idées (= navigation hypertexte), dans un espace tridimensionnel (= Google Maps) et dans un espace temporel (= ???). Ces différentes manières de naviguer sont fondamentales et il semble évident que les navigateurs doivent, d’une manière ou d’une autre, y répondre.
Concernant les « objets du web », encore une fois, je me suis arrêté à l’interface, aux usages qui forme l’outil, la réflexion sur la sémantique, si elle doit avoir lieu, viendra plus tard.
Enfin, pour ce qui est du pull et du push, je ne suis pas sûr que vous ayez saisi ce que je voulais dire car vous parlez d’autre chose. Vous parlez d’une intrusion non sollicitée, comme une sonnerie de téléphone, ce n’était pas ce que j’entendais par « push ». Certes, je m’intéresse à la manière dont l’information vient à nous mais peu importe que ça sonne ou pas, la question n’est pas dénuée d’intérêt mais ce n’était pas mon propos. Ce que je voulais dire, c’est que dans le cas du pull, c’est nous qui choisissons l’information que l’on veut consulter, ponctuellement, on décide de faire telle recherche dans Google et on va visiter tel site ou tel autre, alors que dans le cas du push, on choisit un certain nombre de sources au départ (on s’abonne à des flux) et on reçoit par la suite des informations en provenance de ces sources, cela automatiquement.
@JF Simon :
Alors il faudrait être fou pour provoquer l’avenir ?
Quoi qu’il en soit, si même ta grand mère peut comprendre, alors c’est presque gagné !
Un peu fou (en considérant que la folie c’est s’écarter des chemins existants pour en construire de nouveaux), un peu ambitieux et surtout très motivé ! Une utopie est un objectif (certainement inatteignable) qui trace un « vecteur de convergence » des travaux à réaliser. C’est sans doute le meilleur (seul ?) moyen de provoquer l’avenir.
Je pense juste que les réalités économiques actuelles sont un frein énorme à l’émergence d’un modèle qui a pour vocation de reformuler à la base l’architecture du web. En tant que développeur je chéri cette idée, mais je pense que sa mise en oeuvre prendra un temps considérable et passera par des concessions qui en feront perdre un peu de sa saveur.
C’est un peu trivial ce que je dis, et peut-être un peu désespéré. D’autant que les acteurs du web innovants prennent déjà un peu cette direction. Je te soutiens à 100%, j’ai passé un très bon moment devant cette vidéo (belle réalisation, voix envoûtante) et ça m’a donné l’envie de lire tes autres articles.
Je souhaite une bonne chance au web 2.0 et aux formidables horizons qu’il laisse imaginer !
Vidéo très bien construite, avec des sujets qui m’intéressent et m’ont fait écrire aussi. Alors au risque que cela semble de l’autopromotion, voici deux liens en rapport avec la vidéo :
- Un sur la gestion de l’identité
- Un sur la contextualisation
Une réflexion intéressante, mais quelques points ne sont pas très clairs :
- votre « push », avec un abonnement, est forcément sollicité au départ. Qu’est-ce qui le différencie fondamentalement d’une newsletter, qui est généralement souscrite volontairement ?
- décentraliser pour recentraliser, ça paraît assez bizarre comme concept … Les gigantesques bases de données comportant les liens vers les objets ne seront-elles pas la cible privilégiée de tout hacker ayant un minimum de sens pratique ?
- un compte nécessaire pour utiliser le communicateur, difficile de ne pas voir là une forme de fichage … D’autant plus que même avec votre méthode, l’adresse IP ne disparaît pas : même si l’on utilise plusieurs comptes, il sera facile de savoir quels sont les comptes qui ont été utilisés sur le même ordinateur et de recouper les données pour repérer les utilisateurs. D’autant plus que le système de cookies sera stocké directement sur l’ordinateur, que ce soit dans le communicateur ou dans un fichier affilié.
En somme, tout cela apparaît bien beau, mais est-ce vraiment :
- utile ?
- souhaitable ?
- réalisable ?
A mon avis, ce type de projet ne vise que l’efficacité et le confort et bride la liberté et l’esprit d’adaptation … Donc utile certes, mais ni souhaitable, ni réalisable (en raison des enjeux financiers évidents, notamment sur le marché des sites d’hébergement type YouTube ou FlickR).
@Tataria :
Push : la newsletter est un très bon exemple de push.
Décentraliser pour recentraliser : où avez-vous vu qu’il y aurait une gigantesque base de données ? Il y aura des milliers de datastores indépendants les uns des autres.
Compte utilisateur : encore une fois, vous imaginez des choses que je n’ai pas dites. D’une part les comptes utilisateurs seront totalement décentralisés (il sera même possible d’héberger un compte chez soi), d’autre part les cookies appartiendront au passé.
merci pour ces belles vídeos claires e nets une fois de plus le web doit être accessible a tous e non propriété de quelques uns
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